“Construction ” du Manipulateur Pervers

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Site référence concernant les Pervers Narcissiques ou Manipulateurs Pervers

http://manipulateurs.wordpress.com

Le manipulateur pervers, lorsqu’il est dans l’ultime combat qui consiste à « sauver sa face » est prêt à toutes les bassesses!
C’est là que toute sa haine, qui va bien au delà de celle qu’il éprouve pour sa victime qui le met en « danger », peut enfin s’exprimer!

C’est à ce moment là qu’il devient sans doute sublimement lui-même!

Il n’éprouve aucun scrupule à entrainer dans sa perte tous ceux qui se fient à son image empreinte de fausse compassion, de douceur, ou d’un sentiment de persécution paranoïaque. C’est un psychotique.

Il me semble que cette haine s’est nourrie aussi de celle qu’il peut avoir, de manière inconsciente, envers cette mère pour qui il doit être parfait. Haine que bien évidemment il ne pourra jamais admettre.

Cette mère qui l’a élevé comme un être parfait l’a obligé à se construire autour de cette aberration.

C’est cette  mère, perverse à sa manière, qui piège son fils dans l’obligation de réaliser un objectif inatteignable !
Il y a de quoi devenir fou !

L’inconscient de l’enfant sait que malgré tout ses efforts, jamais il ne pourra être ce que sa mère exige qu’il soit.
Afin de conserver le regard émerveillé et l’amour inconditionnel de cette mère perverse, il va mettre en place, consciemment et inconsciemment des stratégies que l’on pourrait appeler stratégies d’évitement et développer des capacités de plus en plus raffinées de mensonges, manipulations, imitations.

C’est donc tout petit que va se poser les jalons du futur pervers narcissique .
Au fur et à mesure du temps, ceux-ci vont se peaufiner.

En fait, cet enfant, est uniquement obsédé par l’image qu’il crois apercevoir dans le regard de l’autre.

Il va fasciner, subjuguer, tromper, trahir, mentir, manipuler, et tuer même pour préserver cette image construite par tant de souffrance.

Le Pervers narcissique ne s’aime pas.

Il a cette conscience, je crois, de l’inutilité de ses efforts.
Jamais il ne sera, réellement, celui qu’il doit être pour « honorer » l’exigence de la mère. (qui pourrait aussi bien être un père)

Pour préserver son esprit déjà bien perturbé, il finit donc pas « oublier » le vide sidéral sur lequel il s’est construit.
Cette construction ne s’est faite que sur les parois de son être. Pellicule après pellicule, mensonge après mensonge.

Le Pervers Narcissique ne possède rien à l’intérieur de lui-même.

Geneviève Schmit

~ par Groupe de Recherche le 8 juillet 2009.

2 réponses to ““Construction ” du Manipulateur Pervers”

  1. Je ne sais que vous répondre ,chère enfant,ce que je sais ,je le garde dans mon coeur,car qui peut comprendre ,si ce n’est déjà Le Juge d’Instruction et Le Procureur du ROI…Mais que puis-je oser dire encore….? J’ai passé des jours et des nuits à éveiller
    les consciences ,en ce moment ,je n’y crois plus,en plus omme il me l’a tjrs di:”MOI,je suis médecin “,on me croira,TOi, tu n’es qu’une pute,on ne te croira jamais…
    “lA JUSTICE A UNE MEMOIRE ” jE SUIS UNE VRAIE VICTIME “

  2. Le terme de « perversion narcissique » est inventé par Paul-Claude Racamier et expliquée en détail dans son livre « Le génie des origines ». C’est un ouvrage de psychanalyse. La psychanalyse est une façon d’aborder la psychologie, il ne faut pas l’oublier, qui se mélange très mal avec les autre « écoles » de pensée psychologique. Pour comprendre ce qu’est la perversion narcissique, il est plus aisé de rester dans le domaine de la psychanalyse.

    Revenons à la construction du pervers manipulateur. Racamier, croit que c’est l’inceste qui est à l’origine de la construction du pervers. Tous les pervers n’ont pas nécessairement vécu d’inceste explicite dans leur enfance, mais Racamier nous dévoile un autre inceste plus sournois et plus durable qu’il nomme : incestuel. C’est « un climat où souffle le vent de l’inceste sans qu’il y ait inceste ». Parce que l’enfant est élevé dans ce climat, il n’a pas accès à l’Œdipe, donc au refoulement. Il n’a pas non plus accès à cet héritage inestimable de l’Œdipe : la culpabilité.

    En résumé, au niveau psychique, le pervers n’est nulle autre qu’un enfant de moins de 4 ans dans un corps d’adulte. Pour comprendre un pervers, un tueur, un violeur, un fraudeur, un manipulateur, il faut observer les enfants qui ne sont pas encore passé par ce stade : ils veulent être le centre de l’attention, ils sont charmeurs et déterminés à obtenir qu’on comble leur besoins affectifs et d’autre part, ils ne sont, en aucun point, sensibles aux préoccupations de leur parents et de leur besoins à eux. C’est normal et acceptable pour un petit bout de chou mais pas pour un adulte qui a l’intelligence et le pouvoir de faire beaucoup de mal.

    Donc, ce qui est la cause du pervers c’est l’inceste. Qui le provoque? Les parents et en particulier : la mère. La mère n’accepte pas de renoncer à l’état fusionnel qu’elle vit avec son poupon et pour s’y maintenir, elle détourne son petit de sa trajectoire naturelle : la croissance, pour lui offrir ce qui devrait demeurer de l’ordre du fantasme, avant même qu’il puisse le désirer : l’inceste. Le rôle du père est tout aussi crucial. Il pourrait représenter une force opposée, et arracher l’enfant des griffes de sa mère accaparante mais il est défectueux. Il est soit absent dans sa représentation dans la psyché de la mère, soit victime/complice de l’incestuel, soit trop mauvais pour compter dans la psyché de l’enfant. En voyant les choses ainsi, on comprend que le père n’a pas besoin d’être une personne physique. Il est le symbole de la loi qui prescrit l’interdit d’inceste.

    Voilà ce que l’inventeur de concept pense de l’origine du pervers. Ceci expliquerait pourquoi tous les gens qui ont subi des abus dans leur enfance ne sont pas nécessairement pervers à l’âge adulte. Ces enfants ont trouvé dans leur milieu ou ailleurs, un symbole d’autorité, aimé et respecté, qui leur a imposé l’interdit d’inceste.

    L’Œdipe pur les nuls :

    Au début, le bébé est très proche de sa mère, si proche qu’il ne la distingue pas encore de lui-même. Dans sa tête il se dit : Je suis tout puissant : je pleurs et mes besoins sont comblés comme par magie.

    Plus tard, il découvre que c’est sa mère qui est si bonne avec lui. Dans sa tête il se dit : « Je suis tout puissant, je pleurs, je manipule, je séduit et mes besoins sont comblés par maman. »

    Vers 4-6 ans, l’enfant réalise que sa mère n’existe pas uniquement pour lui. Il la partage avec son père. Dans sa tête il se dit : « Je suis tout puissant, je vais tuer papa et j’aurai maman pour moi toute seule. Mais qu’est-ce que je raconte? J’aime papa! L’idée de le perdre me fait mal. Je me sens coupable d’avoir souhaité sa mort. »

    C’est le conflit oedipien. Quand il se règle, le garçon se dit : d’accord! Je laisse vivre papa, mais quand je serai grand, j’aurai une amoureuse à moi, comme papa. Et la petite fille se dit : d’accord! Je laisse maman et papa vivre leur amour, mais quand je serai grande, j’aurai un amoureux et je serai moi aussi une maman.

    Pour le pervers, ce qui lui passe par la tête à cette époque pourrait ressembler à : « Je suis tout puissant : je pleurs, je manipule, je séduit et maman comble mes besoins et il n’y a personne pour y changer quoi que ce soit (pas même ce père indigne). »

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