“Construction ” du Manipulateur Pervers

•8 juillet 2009 • 2 commentaires

http://pervers-narcissiques.fr

Site référence concernant les Pervers Narcissiques ou Manipulateurs Pervers

http://manipulateurs.wordpress.com

Le manipulateur pervers, lorsqu’il est dans l’ultime combat qui consiste à « sauver sa face » est prêt à toutes les bassesses!
C’est là que toute sa haine, qui va bien au delà de celle qu’il éprouve pour sa victime qui le met en « danger », peut enfin s’exprimer!

C’est à ce moment là qu’il devient sans doute sublimement lui-même!

Il n’éprouve aucun scrupule à entrainer dans sa perte tous ceux qui se fient à son image empreinte de fausse compassion, de douceur, ou d’un sentiment de persécution paranoïaque. C’est un psychotique.

Il me semble que cette haine s’est nourrie aussi de celle qu’il peut avoir, de manière inconsciente, envers cette mère pour qui il doit être parfait. Haine que bien évidemment il ne pourra jamais admettre.

Cette mère qui l’a élevé comme un être parfait l’a obligé à se construire autour de cette aberration.

C’est cette  mère, perverse à sa manière, qui piège son fils dans l’obligation de réaliser un objectif inatteignable !
Il y a de quoi devenir fou !

L’inconscient de l’enfant sait que malgré tout ses efforts, jamais il ne pourra être ce que sa mère exige qu’il soit.
Afin de conserver le regard émerveillé et l’amour inconditionnel de cette mère perverse, il va mettre en place, consciemment et inconsciemment des stratégies que l’on pourrait appeler stratégies d’évitement et développer des capacités de plus en plus raffinées de mensonges, manipulations, imitations.

C’est donc tout petit que va se poser les jalons du futur pervers narcissique .
Au fur et à mesure du temps, ceux-ci vont se peaufiner.

En fait, cet enfant, est uniquement obsédé par l’image qu’il crois apercevoir dans le regard de l’autre.

Il va fasciner, subjuguer, tromper, trahir, mentir, manipuler, et tuer même pour préserver cette image construite par tant de souffrance.

Le Pervers narcissique ne s’aime pas.

Il a cette conscience, je crois, de l’inutilité de ses efforts.
Jamais il ne sera, réellement, celui qu’il doit être pour « honorer » l’exigence de la mère. (qui pourrait aussi bien être un père)

Pour préserver son esprit déjà bien perturbé, il finit donc pas « oublier » le vide sidéral sur lequel il s’est construit.
Cette construction ne s’est faite que sur les parois de son être. Pellicule après pellicule, mensonge après mensonge.

Le Pervers Narcissique ne possède rien à l’intérieur de lui-même.

Geneviève Schmit

- Détourner le regard c’est être complice du délit -

•6 juin 2009 • Commentaires Fermés

“Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique,
ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’Opéra,
ni des autres spectacles,ni de personne qui tienne à quelque chose,
je puis tout imprimer librement,
sous l’inspection de deux ou trois censeurs.”

Beaumarchais, Le Mariage de Figaro

Les Thérapies Brèves dans le cas d’abus sexuel

•24 juin 2009 • Un commentaire

Silence! On torture !

Thérapies Brèves dans le cas d’abus sexuel

L’abus sexuel ne comporte pas nécessairement que des actes de violences sexuelles physiques.
Parfois, l’impact de la violence psychique s’avère encore plus destructeur que l’agression sexuelle physique elle-même, peut être parce que « invisible »!
De plus, la justice semble ne poser son attention que sur les faits « visibles » et de préférence constatés par des témoins…
L’onde de choc rencontrée par une victime d’abus sexuels, est très souvent l’incompréhension, le doute voir le refus de l’expression de la réalité de la violence sexuelle morale et physique!
Cette réaction représente un nouveau choc traumatique qui peut être parfois plus puissant que l’initial!
Elle est encore plus significative lorsqu’elle s’intègre dans une « relation » de couple.
L’incompréhension de la justice devient carrément violente, lorsque la victime n’a pas eu la possibilité de fuir !!!

Comment expliquer à un policier, même bienveillant, l’emprise que l’agresseur peut avoir sur sa victime.?
Comment expliquer la dualité entre la peur et parfois un sentiment puissant « d’amour »!!! (Syndrome de Stokholm )
Le doute s’installant, la victime a encore plus tendance à entrer dans une panique défensive.
Le doute de l’entourage qui est censé faire la justice, va alors agir comme un second traumatique, bien plus sournois encore que le premier.
L’agression sexuelle va changer toute la vision du monde de la victime en un instant. Rien ne sera jamais plus comme avant.


Cela entrainera une vague de réactions morales et parfois physiques.
L’état de choc premier peut en quelque sorte « dissocier » la victime.
Processus efficace mis en place par le cerveau pour être moins dans la souffrance le temps de récupérer son souffle.
A ce moment là, il est vraiment important que la victime puisse parler à une personne proche et aimante, ou alors peut-être décrire, écrire et encore écrire son émotion.
Il faut donner à la victime violée la possibilité d’expulser d’elle un maximum de cette émotion pour qu’elle s’inscrive un peu moins dans le corps et l’esprit.
Les écrits, peintures, ou tout autre mode d’expression personnel, seront en quelque sorte la prolongation extérieure de la violence du choc, un peu comme un cri qui se prolonge rendant possible un certain recul.


Divers sentiments vont déferler sur la victime de violences sexuelles: angoisses, somatisations, cauchemars, dépression, manque de confiance ou même phobies, culpabilité de n’avoir su ou pu se défendre… et parfois même la culpabilité d’avoir ressenti un certain intérêt ou plaisir malgré la peur et l’horreur de la situation.

On peut malheureusement constater l’apparition de maladie parfois extrêmement graves suite à ces agressions: Sclérose en plaque (SEP), Maladie de Crohn, cancer,…

On trouvera alors:

Souvenirs répétitifs

On observe donc régulièrement après une agression sexuelle, même ancienne, un état de stress post-traumatique.


Les signes correspondent à:
➜ des souvenirs répétitifs intrusifs où la personne pense plusieurs fois par jour à l’événement traumatisant.
➜ des cauchemars.
➜ l’impression que tout à coup, cet événement pourrait être sur le point de se reproduire.
➜ une angoisse terrible dans des circonstances qui ont, pour l’inconscient de la victime, un lien avec l’événement traumatique. (Pavlov)
➜ un évitement instinctif de tout ce qui rappelle l’agression.
➜ des troubles du comportement.
➜ des réactions physiques d’angoisse à tout ce qui évoque l’événement traumatisant, allant jusqu’à la perte de conscience dans des lieux, situations, paroles, ramenant brutalement la mémoire de la victime vers le traumatisme, même de manière inconsciente.

L’agresseur poursuit donc l’agression durant des années !


L’emprise de l’agresseur de violences sexuelles sur sa victime reste permanente même si la victime pense avoir « digéré », oublié », « évacué » le traumatisme.


La situation est encore plus douloureuse dans le cadre d’une « relation » de couple, car la victime est contrainte de faire face à son agresseur jour après jour, augmentant donc le stress et l’angoisse de manière croissante jusqu’à ce que parfois à son paroxysme pousse sa victime à des pertes de contrôle allant parfois jusqu’au suicide.


L’agresseur trouvera alors l’opportunité de poursuivre sa victime en justice…
Ce ne serait pas la première fois que l’on voit cela hélas.

Ne voit-on pas un agresseur, en cours d’enquête judiciaire, libre de ses mouvements, retourner la situation à son avantage et accuser sa victime d’ »atteinte à son image » ???

Heureusement, certaines méthodes de Thérapies dites « brèves », utilisées pour gérer cet état de stress post-traumatique (ESPT) vont pouvoir aider la victime de violences sexuelles à commencer à cicatriser ses plaies.

Nous trouverons l’Hypnose Ericksonienne ou l’hypnose clinique qui va agir au niveau de l’inconscient de la victime, là où se trouve comme tatoué l’impact de l’acte criminel ainsi que les ressources nécessaires pour revivre.

Il y a aussi l’IMO, qui est une variante de l’EMDR (désensibilisation et retraitement des informations par les mouvements oculaires) qui aura un effet bénéfique et assez rapide.
Cette méthode permet de redonner de la fluidité à des circuits de neurones qui tournent en boucle sur eux-mêmes depuis l’événement traumatisant.
L’ouverture vers les ressources de la personne victime de violences sexuelles permet une relance des processus de cicatrisation psychique naturels.

Vient également un accompagnement individuel propre à chaque personne victime de ces violences sexuelles.

En ce qui nous concerne, nous apportons une attention toute particulière à l’aide globale et personnalisée de la victime de violences sexuelles et de manipulations perverses (pervers narcissiques, …)
Un protocole d’accompagnement et d’aide est en train de voir le jour au fur et à mesure des expériences rencontrées. Une sorte de solidarité, de groupes d’entre aide s’élabore avec celles qui le souhaitent.

Diverses associations sont également présentes en cas de nécessités.

Ne restez pas dans l’isolement !

Parlez, mais pas à n’importe qui…

Geneviève Schmit 06.43.43.15.79

Conscience….

•21 juin 2009 • 13 commentaires

On peut passer au travers de la justice


mais on ne peut pas se débarrasser

d’un crime !!!!


Même le Fou a une conscience….


peut-être !

La maipulation destructrice d’après le Dr Geneviève Pagnard, psychiatre, victimologue

•7 juin 2009 • 12 commentaires

D’après le Docteur Geneviève Pagnard, psychiatre, victimologue, la MANIPULATION DESTRUCTRICE est la forme de violence conjugale la plus répandue et la plus insidieuse. 18/05/2005

Il s’agit de violence psychologique qui touche aussi bien les femmes que les hommes.
Elle n’est, la plupart du temps, détectée ni par les victimes, ni par leur entourage, ni souvent par les psy, et surtout par les magistrats, dans toutes les procédures tournant autour du divorce, le manipulateur faisant accuser la victime à sa place (souvent même à l’aide de faux témoignages).

Ainsi, il récupère la garde des enfants pour mieux continuer à les détruire, et à détruire l’autre conjoint au travers d’eux, continuant par son EMPRISE, à les “anesthésier”, à les “paralyser”, leur coupant toute possibilité de réaction, tant que ses victimes n’ont pas identifié ce processus de manipulation destructrice…

- En effet, le manipulateur est un excellent comédien qui abuse tout le monde, peut commettre parfois l’inceste, usant effrontément de MENSONGES, alors qu’on lui “donnerait le bon Dieu sans confession”, et se fait passer pour la victime, notamment dans les procédures de divorce où il n’hésite pas à faire usage de faux témoignages, procédures qu’il multiplie, appauvrissant le parent-victime, tout en demandant la baisse de la pension alimentaire, en prétendant qu’il n’a pas les moyens de payer…

- Il organise une véritable escroquerie financière, s’enrichissant au détriment de sa victime, et rationnant au maximum toutes les dépenses pour la famille, tout en s’octroyant une belle part à lui-même.

- Il isole ses victimes de toute relation extérieure (famille et amis) sous des prétextes divers et variés.

- Il passe sa vie à humilier et à culpabiliser les autres par ses reproches et ses dévalorisations permanents, puis par ses insultes, se montrant d’un égocentrisme forcené, perpétuelement insatisfait.

Il se comporte comme un véritable tyran domestique, passant tout au “peigne fin” de ses critiques: la tenue et le comportement de l’autre conjoint et des enfants, la tenue de la maison, le comportement qu’on a avec lui, se montrant toujours plus exigeant…

- Il passe par des phases de colères de plus en plus violentes (ou froides), de bouderies, alternant avec des périodes où il se montre à nouveau plus “gentil”, comme il était au début de la relation, donnant l’illusion d’un retour au bonheur, faisant espérer que les choses redeviennent comme au début, mais plongeant progressivement ses victimes dans un état dépressif qui peut les mener parfois jusqu’au suicide.

Un véritable assassinat déguisé, à l’insu de tous que dénonce le Docteur Geneviève Pagnard, dans son livre
“Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé” – 2004 – Prime Fluo Editions

http://primefluo-editions.com
- Lorsque le conjoint-victime parle de séparation, la violence devient paroxystique, selon le Docteur Pagnard, redoublant de menaces et de propos orduriers.
- La violence physique peut se greffer sur la violence psychologique, si elle ne l’avait pas été jusque là, et peut s’assortir de viol.

- Cinq phrases reviennent systématiquement dans ce qu’observe le Docteur Pagnard:
“tu es folle,
tu es incapable d’élever des enfants, tu n’auras pas la garde des enfants, tu n’auras pas de pension alimentaire,
tu veux la guerre tu auras la guerre”,
terrorisant ses victimes, pour mieux les faire reculer, mais il annonce par là aussi, ce qui adviendra dans la procédure

L’anomalie de son comportement fait froid dans le dos, d’autant qu’à l’extérieur de la famille, il est à l’inverse, charmant, plein de sollicitude, gentil, très courtois, calme, pondéré.:fou::fou:

Il présente effectivement un DOUBLE VISAGE: Mister Hyde et Docteur Jekyll…

—-

Le comportement de ces manipulateurs est d’autant plus saisissant qu’ils ont tous strictement le même comportement, comme s’ils étaient “clonés” les uns sur les autres!

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“Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé” – Docteur Geneviève Pagnard – Prime Fluo Editions – 2004

http://primefluo-editions.com

Le discours paradoxal

•6 juin 2009 • 2 commentaires

Le discours paradoxal, dire tout et le contraire de tout.

Le discours paradoxal est une forme perverse de communication [1]. Les pervers narcissiques et d’autres catégories de personnalités pathologiques en font un large usage. Mais réalise-t-on à quel point les personnes considérées comme équilibrées l’utilisent au quotidien ? Première approche.

Une définition

Qu’est-ce que le discours paradoxal ? Extraits du premier livre du Dr Hirigoyen [1] :

« (…) quelque chose est dit au niveau verbal et le contraire est exprimé au niveau non verbal. Le discours paradoxal est composé d’un message explicite et d’un sous-entendu, dont l’agresseur nie l’existence. »

« Le paradoxe vient le plus souvent du décalage entre les paroles qui sont dites et le ton sur lequel ces paroles sont proférées. Ce décalage amène les témoins à se méprendre complètement sur la portée du dialogue. »

« Une forme de message paradoxal consiste à semer le doute sur des faits plus ou moins anodins de la vie quotidienne. Le partenaire finit par être ébranlé et ne sait plus qui a tort et qui a raison. Il suffit de dire par exemple qu’on est d’accord sur une proposition de l’autre tout en montrant, par des mimiques, que ce n’est qu’un accord de façade. »

« Le paradoxe consiste également à faire ressentir à l’autre de la tension et de l’hostilité sans que rien ne soit exprimé à son égard. Ce sont des agressions indirectes où le pervers s’en prend à des objets. Il peut claquer des portes, jeter les objets, et nier ensuite l’agression. »

Les extraits précédents portent la marque du contexte du harcèlement moral, mais le principe du discours paradoxal y est clairement énoncé : le discours paradoxal consiste à dire simultanément une chose et son contraire. Tel est le mécanisme de base.

Le discours ou comportement paradoxal compte autant de variantes que de canaux de communication ouverts, verbaux et non-verbaux. Les deux signifiés contradictoires peuvent être exprimés verbalement, ou bien l’un par la parole et l’autre par le geste, l’expression du visage et du corps ou un acte. Deux actes ou attitudes contradictoires entrent également dans la catégorie des comportements paradoxaux.

Je ne voudrais pas te donner de conseil…

… mais je t’en donne quand même, que cela te plaise ou non. Qui n’a jamais entendu ce discours autour de lui ? Il s’agit d’une des formes les plus simples de discours paradoxal. L’interlocuteur embraye en annonçant l’opposé de ce qu’il développe ensuite. Dans le cas présent s’y ajoute l’appropriation de la position de supériorité attachée au fait de donner des conseils aux autres.

Dans un contexte de harcèlement, l’expérience montre d’ailleurs que ledit conseil s’adressera à la victime et non au harceleur. Il tendra la plupart du temps à amener la victime à une démarche ou une attitude de soumission à l’agresseur. Attitude fréquente des collègues de travail et des syndicalistes.

Si vous n’êtes pas dupe et le faites savoir (exemple de parade : « en somme, tu ne donnes pas de conseil lorsque tu en donnes ? ») l’interlocuteur est souvent frappé à vif : la cible ne se laisse pas manipuler. Crise narcissique. L’hostilité, la réflexion blessante surgissent, dévoilant la nature véritable de l’attitude sous-jacente. Mais vous pouvez désormais répondre ; vous avez repris l’initiative.

Ah, si je pouvais vous aider…

… je le ferais avec plaisir parce que je vous aime sincèrement du fond du coeur. Pas de chance, il y a toujours une circonstance fortuite qui permet d’exclure ou de rendre inutile toute démarche réelle de l’interlocuteur. Vous êtes donc mis(e) en situation d’échec. Parfois vous captez chez l’interlocuteur une demande consciente ou non qu’on le remercie pour la peine qu’il n’a pas prise.

Les victimes de harcèlement et d’autres formes d’agression sont soumises à un abondant pathos de ce genre, parfois coloré de misérabilisme (« Après tout ce que vous avez subi, mon pauvre monsieur (ma pauvre dame) ! Croyez bien que si je pouvais faire quoique ce soit… »). Le schéma de construction du discours se clarifie lorsqu’on note qu’il recèle deux messages contradictoires :

1. Je ne ferai rien pour vous aider.

2. Je suis à vos côtés, je vous offre mon amitié, je vous aime et vous adore, etc.

Il existe une variante de ce discours dans le domaine institutionnel : « Je suis sincèrement désolé(e) mais l’article 22 de la circulaire du 16 juin 1954 fait que nous ne pouvons pas intervenir. » Si vous réagissez, l’interlocuteur vous considère d’un air pincé et sort la réponse toute prête corollaire du discours paradoxal. Attitude fréquente des personnels administratifs.

La confusion

Le discours paradoxal prolonge dans la confusion celui qui reçoit simultanément les messages contradictoires [1] :

« Un discours paradoxal rend l’autre perplexe. N’étant pas très sûr de ce qu’il ressent, il a tendance à caricaturer son attitude ou à se justifier. »

« Quelque chose est dit qui est immédiatement disqualifié, mais la trace reste, sous forme de doute : « Est-ce qu’il a voulu dire cela, ou bien est-ce moi qui interprète tout de travers ? » Si la victime essaie de nommer ses doutes, elle se fait traiter de paranoïaque qui interprète tout de travers. »

« On le [2] met en porte à faux et on s’assure de pouvoir lui donner tort. On l’a dit, la finalité de tout cela est de contrôler les sentiments et les comportements de l’autre et même de faire en sorte qu’il finisse par approuver et se disqualifier lui-même, dans le but de récupérer une position dominante. »

En mettant l’autre en porte à faux, le pervers remporte une victoire ; il impose une défaite à l’autre. Il le met en situation d’échec. Mais le discours paradoxal, et plus généralement les techniques perverses, ne sont pas l’apanage des pervers authentiques. Ce qui distingue les pervers est qu’il ne connaissent pas d’autre registre de communication.

Les visiteurs sont aimablement conviés à proposer les exemples de comportement paradoxal qu’ils auraient pu observer.


[1] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral Ed. Syros.
cf. Bibliographie.

[2] Le destinataire du discours paradoxal.

Le Pervers Narcissique est porteur d’une maladie mortelle… pour l’autre!

•6 juin 2009 • 7 commentaires

Nous avons tous été plus ou moins amenés à le rencontrer sur notre route.

Il a même parfois détruit des vies, la vôtre peut être…


Le Pervers Narcissique est porteur d’une maladie mortelle… pour l’autre!


Nous retrouvons cette pathologie plus particulièrement chez les hommes, mais certaines femmes l’ont également . Parfois notre compagnon ou compagne, parfois notre mère, notre fils…. Parfois il est notre collègue, notre patron et même un « ami » qui nous veut tant de bien…

Il peut être sympathique, altruiste, timide, dictateur…

Il se trouve partout, tapi dans l’ombre de son sourire bienveillant. Il est prêt à fondre sur sa proie avec une telle habileté que la futur victime ne s’en rends pas compte.

La « victime »…. Souvent une personne intelligente, brillante. Une personne qui cache pourtant une certaine faiblesse. Un faille dans laquelle le Pervers Narcissique aura un réel plaisir à s’engouffrer comme un drogué qui trouve enfin sa substance!

Cette victime aura sans doute été déstabilisée momentanée par une situation difficile et passagère, ou vivra une souffrance profonde et ancienne du genre « abandon », « solitude » créant ainsi la faille indispensable dans laquelle le Pervers Narcissique va s’engouffrer.

En tout les cas, il y a un besoin d’amour, de reconnaissance que ce rapace saura détecter dès le premier instant.

Il va doucement combler ces manques, par des démarches bienveillantes, prenant ainsi tout doucement sa place auprès d’elle.

C’est une sorte de danse, macabre sûrement. Une danse qui se rapproche d’une transe qu’il induit chez sa victime.

Il sais se rendre indispensable.

Le Pervers Narcissique, est un manipulateur hors pair.

Consciemment ou non, il sait endormir la vigilance naturelle de la victime potentielle.

AieConfiance

**** Aie confiance / Crois en moi / Que je puisse / Veiller sur toi … ****
La chanson de Kaa, Le livre de la Jungle, Disney, 1967

Le Pervers Narcissique a un flair hors du commun lorsqu’il s’agit de détecter la victime dont il va se nourrir !

Le Pervers Narcissique n’a qu’une réalité, LUI.

Il n’a pas la même vision du bien et du mal que les autres humains.

La seule et unique chose qui compte pour lui, consciemment ou non, c’est lui!

Pourtant, au début de la relation perverse, il saura donner le change par des gestes d’apparente bonté d’âme. Toute la perfection de son art de la manipulation est en application.

Il est rare, que dis-je, très rare que la victime puisse s’en rendre compte, et cela même si elle est avisée! Tout au plus elle verra des signes, ressentira des alertes, entendra des mises en garde, mais l’emprise est déjà trop présente pour qu’elle ai « envie » de réagir. Car c’est bien cela me semble-t-il, la victime, à ce moment là de la relation perverse, aura bien souvent le sentiment de maîtriser la situation, de pouvoir changer les choses par son amour, ou par son intelligence….

C’est ce qu’il veut lui faire croire !

C’est déjà trop tard. Le piège se referme sur la victime.

Le Pervers Narcissique est un expert dans l’art du mensonge. Un art qu’il a acquis dans sa plus tendre enfance. En fait, c’est son mode d’expression et il peut fort bien ne pas s’en rendre compte.

Il excellera dans l’art de la conversation contradictoire, du discours paradoxal, de telle sorte que, très vite la victime ne saura plus où elle se situe, quoi penser, elle sera comme engourdie et se dira même bien souvent qu’elle est responsable de cette confusion. Il s’échappe ainsi habilement de toute opposition.

Le Pervers narcissique est incapable d’assumer la responsabilité de ses actes. Il retournera habilement la situation pour en rendre l’autre responsable. Et curieusement son habilité est telle que la victime doutera de son propre bon sens.

Le Pervers Narcissique évolue dans des affirmations, des menaces, des sous entendus suffisamment flous que la victime ne pourra récupérer pour le mettre en face de ses mensonges.

Et de toute façon, le Pervers narcissique est incapable de se remettre en question pour la bonne et simple raison qu’il n’a aucun problème (selon lui…)

Lorsqu’il sent une résistance de la part de sa victime il peut devenir dangereux, violent même et commencera à pousser la victime dans ses derniers retranchements en créant des situations compromettantes ou douloureuses. La victime risque alors de plonger dans la dépression et aller parfois jusqu’au suicide.

Si la victime résiste toujours, il usera aussi de toutes les procédures de « justice » pour atteindre son but, « se protéger » !

Il est un redoutable procédurier, ce qu’est très rarement la victime qui évolue plus souvent sur le plan de la confiance.

Le Pervers Narcissique évolue dans une boue visqueuse qui fait partie intégrante de lui et qui a la particularité de digérer la victime pour se nourrir de sa substance.

Les seuls droits et devoirs sont ceux qui vont nourrir son ego.

Je pense que c’est une personne particulièrement vide et qui possède la perfection sublime de l’art de la trahison pour vivre dans cette ombre nauséeuse. Sans sa victime, le pervers narcissique reste insignifiant.

Pourtant, il a bien souvent une position sociale importante, ce qui d’ailleurs tend à rassurer la victime potentielle qui aura l’impression d’être valorisée par cette rencontre pourtant mortelle.

Bien souvent, il doit déjà son statut aux personnes qu’il aura manipulées dans le passé.

Isabelle Nazare-Aga a pu poser 30 critères qui tendent à définir le Pervers narcissique.

Nous pouvons tous nous y reconnaître, peu ou beaucoup.

Le manipulateur rassemblera plus de dix de ces points.

Geneviève Schmit